Communications libres du VIeme Symposium du RDPLF

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38 - Comment couper court à la péritonite ?
D. Pagniez, E. Boulanger, O. Moranne, N. Maisonneuve,
H. Karaasian, S. Roueff, D. Vinatier, P. Dequiedt
(Lille)

La contamination péritonéale peut emprunter des voies inhabituelles, comme dans le cas ici rapporté.

Une patiente née en 1962 présentait une maladie lupique extrêmement sévère dans l’enfance. L’évolution des séquelles rénales l’amenait à la DPCA en mai 1997.

La période initiale était marquée par la survenue de deux péritonites à Staphylocoque doré, puis la dialyse se déroulait sans difficulté jusqu’en 1999.

Le 9 août, elle présentait une infection péritonéale à Entero-coccus faecalis, puis, le 22 août, une infection péritonéale, très bruyante, à Entérobacter cloacae, et enfin, le 10 Septembre, une nouvelle infection péritonéale à Staphylococcus haemolyticus.

Deux scanners abdominaux, un lavement aux hydrosolubles, et une colonoscopie ne retrouvaient pas d’anomalie digestive. On retrouvait un kyste ovarien gauche. Un passage par les trompes de germes d’origine vaginale était suspecté.

Une nouvelle grossesse étant contre-indiquée et non désirée, la patiente bénéficiait, par coelioscopie, d’une salpingectomie bilatérale avec ovariectomie gauche (kyste vestigial). Un an plus tard, la patiente va bien, sans avoir présenté de nouvel épisode d’infection péritonéale.

La contamination péritonéale par voie tubaire a été rarement décrite, avec souvent des péritonites bruyantes à germes inhabituels. Il importe de la suspecter également devant des tableaux moins parlants, permettant ainsi le maintien de la patiente en DP après un traitement adéquat.