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TONY WARD : L'ascension du Mont Blanc



 
 

Etre dialysé et gravir le sommet du Mont-Blanc

Dimanche au départ avec toute l’équipe et les Français

 


Alpiniste et dialysé, je souhaitais atteindre le sommet du Mont-Blanc avec l’aide de ma femme et d’une équipe de quatre autres alpinistes. C’était tout d’abord un défi personnel. Nous souhaitions également récolter des fonds pour le National Kidney Research Fund tout en alertant l’opinion publique sur l’insuffisance rénale.

Ainsi, fin juin 2002, ma femme et moi avons commencé notre aventure, prévue pour durer 6 semaines. Cette aventure devait trouver son apogée lors du changement de mes poches de dialyse au sommet du toit de l’Europe, premier changement de poches à une telle altitude !

Nous nous sommes d’abord rendus à Chamonix pour organiser les derniers détails logistiques de cette expédition avant de nous rendre en Suisse pour l’entraînement. A notre retour de Suisse, nous avons découvert avec soulagement que le matériel médical nécessaire à la dialyse serait livré par hélicoptère dans les deux refuges dans lesquels nous dormirions, ce qui nous éviterait de les porter nous-même durant l’ascension.

Les autorités françaises et le Docteur Nicoud à Chamonix ont été une source d’assistance fantastique, sans lesquels notre expédition n’aurait pas rencontré un tel succès.

Nous avons commencé notre ascension le dimanche 28 juillet, accompagnés dans un premier temps par un groupe de Français de l’AIR Rhône-Alpes. Leur soutien était important pour nous et c’était une occasion de rencontrer des gens particulièrement intéressants et sympathiques.

L’ascension jusqu’au refuge de Tête Rousse m’a pris 6 heures et la chaleur et la difficulté du dernier glacier m’ont demandé beaucoup d’efforts pour l’atteindre.

Après avoir passé la nuit dans ce refuge, notre équipe a commencé l’ascension de l’aiguille du Goûter, ce que je considère comme l’ascension la plus dangereuse des Alpes du fait de la chute continue de pierres. J’étais ravi de faire cette ascension en compagnie de Bob, un des membres de l’équipe avec lequel j’avais l’habitude de gravir les sommets avant ma maladie. Après 8 heures de marche, nous avons enfin atteint le second refuge, épuisés mais fiers d’avoir réussi.

Mardi, le mauvais temps nous a empêché de partir à l’heure prévue. Ce n’est que tardivement que nous avons pu continuer notre route, avec la certitude pourtant de ne pas atteindre le sommet du fait de l’heure tardive et des conditions de sécurité à observer en haute montagne. J’ai tout de même réalisé le changement de mes poches de dialyse à 3 900 mètres d’altitude juste avant de redescendre en parapente sur Chamonix.

Je ne suis pas déçu de ne pas avoir atteint le sommet. Physiquement et mentalement, j’ai donné ce que j’ai pu et j’ai préféré respecter les conditions de sécurité afin d’éviter des conséquences irrémédiables.

Cette ascension nous a permis de récolter £ 10000 (à ce jour) pour le National Kidney Research Fund et d’attirer l’attention des médias sur l’insuffisance rénale.

Mais notre plus grande réussite est d’avoir prouvé au personnel médical, aux patients et au grand public que les personnes atteintes d’insuffisance rénale pouvaient faire du sport et réaliser de grands défis.

 

Après une nuit au refuge de Tête Rousse, nous commencions l’ascension vers l’Aiguille du Goûter au lever du soleil
L’ascension a été filmée. Ici, Simon Baker filme Tony Ward escaladant la crête de l’Aiguille du Goûter.
Tony et Dennis Trott, le pilote, juste avant de s’envoler en parapente.
 
La descente en parapente vers Chamonix a duré 16 minutes. Les autres membres de l’équipe sont descendus en hélicoptère.


La récompense de nos efforts : des paysages à couper le souffle !

 
 

Tony Ward




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